Transformation numérique: l’urgence de se prendre en main. Le vol de données et d’identité est un enjeu planétaire auquel la réponse du gouvernement du Québec semble bien timide et brouillonne.

Lien: https://www.lapresse.ca/debats/opinions/201908/09/01-5236900-transformation-numerique-lurgence-de-se-prendre-en-main.php
Opinion de Lydia Martel, Première vice-présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), publiée le 10 août 2019 à 12h00, dans lapresse.ca

Pourtant, les scandales de piratage s’accumulent à un rythme effréné, que l’on songe à IBM, Equifax, Facebook, Desjardins, Capital One, etc.
Pire, les attaques ne sont pas toujours que l’œuvre de pirates isolés, mais parfois même d’États.
Commentaire MC : la cyberguerre est permanente et le gagnant … n’est pas nous.

Devant la montée en puissance de cette réalité alarmante, la réponse et les actions du gouvernement du Québec inquiètent le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, qui représente quelque 28 000 experts au service des institutions de l’État québécois.
Actuellement, les données informatiques du gouvernement du Québec sont hébergées dans 555 centres de traitement informatique répartis sur son territoire. D’ici trois ans, le ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire, veut ramener ce nombre à deux et espère ainsi économiser 100 millions annuellement

La cure minceur du gouvernement entraînerait la privatisation de 80 % des données recueillies par les ministères et organismes gouvernementaux. Ces données seraient confiées à des services d’hébergement en ligne privés, comme ceux d’Amazon, de Google ou encore de Microsoft.
Objectif : régler une partie des problèmes de rareté de main-d’œuvre dans le secteur des technologies de l’information en libérant des ressources qui seront consacrées à autre chose que la gestion des 550 centres.
Commentaire MC : j’encourage la privatisation, puisque ces entreprises ont l’expertise, des ressources financières infinies (plus que les gouvernements réunis!), du personnel haut-de-gamme et surtout quand une décision doit être prise, c’est immédiat, pas besoin de référendum! De plus, la gestion va coûter beaucoup moins cher et sera de qualité supérieure.

Cela soulève plusieurs obstacles. Selon le ministre, 70 % de ces 550 centres sont désuets et posent des problèmes de sécurité de l’information.
Prendre trois ans pour régler ces failles, selon le SPGQ, équivaut à prendre trois ans pour ériger une clôture solide et suffisamment haute pour empêcher les loups d’entrer dans la bergerie. C’est beaucoup trop long !

Se protéger des lois américaines :
Aux États-Unis, deux lois touchant les renseignements personnels ont des portées extraterritoriales. Il s’agit du Patriot Act et du Cloud Act. Ces lois permettent au gouvernement des États-Unis d’exiger d’une entreprise américaine (comme Amazon, Google ou Microsoft) qu’elle lui fournisse les données qu’il veut. Comment le gouvernement du Québec entend-il se protéger de ces deux lois ? Comment s’assurera-t-il du traitement sécuritaire de ses données ?
Commentaire MC : bonne question madame Martel. Les renseignements personnels que les américains pourraient demander, porteraient seulement sur des individus qui sont un danger pour leur sécurité intérieure, pas la nôtre! Si il y a demande d’informations des USA, elles ne cibleraient pas monsieur-madame « tout-le-monde » qui est un bon citoyen, paie ses impôts, va voter, mène une bonne vie et qui n’a rien à se reprocher, comme 99.9995% de la population.

Devant les ratés gouvernementaux passés, présents et éventuels, le SPGQ considère qu’il y a urgence pour le Québec de se prendre en main.
Sans attendre, le gouvernement doit confier la création d’une infonuagique (cloud) au ministère de l’Économie et de l’Innovation afin de protéger les données critiques des Québécois.
Il doit également s’atteler sans tarder à l’embauche d’experts en informatique afin de muscler son expertise interne.
Commentaire MC : madame Martel veut protéger ses employés et c’est normal. Ce qu’elle ne dit pas, c’est que ces emplois seront précaires ou temporaires; pas des emplois réguliers, parce qu’au gouvernement ça prend des années avant d’avoir un poste permanent.

Madame Martel recommande une (autre) commission d’enquête doit être mise sur pied afin de répondre à quelques questions névralgiques :
Pourquoi le Québec s’embourbe-t-il en informatique ?
À qui profite ce cafouillage ?
Quelles sont les solutions pour en sortir ?
Le Québec dépense environ 4,5 milliards par an dans les technologies de l’information. Les Québécois doivent être protégés et en avoir pour leur argent.
Sans oublier que l’expertise des employés de l’État doit être soutenue et reconnue.
Commentaire MC : pour la population du Québec estimée actuellement à 8 433 301 citoyens divisé par 4,5 milliards = moyenne de 534,00$ par québécois. Cela peut paraître beaucoup ou pas assez, pour se défendre contre les cyberattaques actuelles et qui augmentent exponentiellement.
À ce que je sache, nous sommes dans une démocratique. Cependant, notre « liberté » a un coût élevé …
Je refuse que « l’état providence » vienne me dire quoi faire et comment faire chez moi et surtout entre ma chaise et mon clavier.
Prenons-nous en main et protégeons-nous efficacement contre les cyberattaques. Nul besoin du gouvernement pour se discipliner …

Michel Cloutier
20190811
« C’est ensemble qu’on avance »

Une réflexion sur « Transformation numérique: l’urgence de se prendre en main. Le vol de données et d’identité est un enjeu planétaire auquel la réponse du gouvernement du Québec semble bien timide et brouillonne. »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s